Polymarket bloque les VPN et demande l’identité de ses utilisateurs

La plateforme de prédiction en ligne Polymarket commence à bloquer les adresses IP provenant de VPN et demande à certains utilisateurs de s’identifier, selon une information rapportée par The Information.

 

En raison des réglementations régionales et des sanctions internationales, Polymarket est bloqué dans 33 pays et plusieurs régions. Mais les personnes situées dans ces zones pouvaient, en théorie, utiliser un VPN pour masquer leur véritable localisation. Selon The Information, Polymarket a désormais rendu l’utilisation des VPN plus difficile. La plateforme bloque certaines adresses IP associées aux VPN et suspend les comptes présentant des schémas de connexion suspects.

 

Si Polymarket ne commence pas à appliquer sa politique officielle, l’entreprise pourrait risquer des mesures réglementaires, rapporte The Information.

Une fin de l’anonymat ?

 

Polymarket demande également à certains clients de fournir leur identité pour « accéder à une technologie de trading plus rapide », selon le rapport. Cela marque un tournant par rapport au modèle antérieur de la plateforme, qui reposait sur des transactions anonymes, rapporte TechRadar.

 

Un contexte de durcissement contre les VPN

 

Cette nouvelle intervient dans un contexte de répression plus large contre les VPN aux États-Unis et ailleurs. L’Utah interdit désormais l’utilisation de VPN pour visiter des sites pornographiques. Le Royaume-Uni envisage également une interdiction des VPN pour les enfants après une hausse de leur utilisation suite à l’adoption de sa loi de vérification de l’âge, l’Online Safety Act.

 

Les lois de vérification de l’âge exigent une preuve d’identité (pièce d’identité officielle ou scan facial) pour accéder à du contenu explicite ou jugé « nuisible aux mineurs ». Deux études sur ces lois émergentes affirment qu’elles ne fonctionnent pas pour empêcher les mineurs d’accéder aux sites pornographiques, et qu’elles portent atteinte aux droits des adultes (notamment le Premier Amendement aux États-Unis).

 

L’année dernière, des experts du Premier Amendement ont averti Mashable que les interdictions de VPN constituent une « censure de second ordre ». Lorsque les gens contournent la loi initiale (ici, la vérification de l’âge), des réglementations supplémentaires s’ensuivent.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *