Lovable dépasse les 500 millions de dollars de revenus annualisés et bouscule le marché SaaS

La startup européenne de « vibe-coding » Lovable a annoncé à TechCrunch avoir dépassé les 500 millions de dollars de revenus annualisés (ARR).

 

Lovable avait évoqué ses revenus pour la dernière fois en février, lorsqu’elle avait annoncé avoir franchi la barre des 400 millions de dollars. En août 2024, l’entreprise affirmait pouvoir atteindre 1 milliard de dollars de revenus annualisés dans les 12 mois. Si elle n’est peut-être pas en passe de doubler ce chiffre d’ici l’été, sa croissance reste vertigineuse : fondée fin 2023, l’entreprise n’a pas encore trois ans d’existence.

 

50 millions de projets créés

 

Lovable affirme également avoir été utilisé pour construire plus de 50 millions de projets et que l’utilisation s’est accélérée jusqu’à un million de nouveaux projets par semaine. Selon une enquête menée auprès des projets présentés sur le blog de l’entreprise, les utilisateurs sont principalement non-techniques, mais construisent de plus en plus des logiciels qu’ils ont l’intention de monétiser ou d’utiliser dans leurs activités.

 

Quels types d’utilisateurs et de projets ?

 

Ses utilisateurs sont des fondateurs, des designers et des commerciaux qui construisent des sites web, des vitrines e-commerce, ainsi que des outils internes comme des CRM, des systèmes d’inventaire et des plateformes RH.

 

Cette liste en dit long. Les plateformes de « vibe-coding » sont perçues comme une menace pour les logiciels SaaS historiques. Pourquoi payer des contrats annuels coûteux quand on peut simplement le coder soi-même par « vibe » ? L’enquête de Lovable semble confirmer que ce phénomène est bien réel.

 

La grande question : la maintenance

 

Bien sûr, Lovable — et donc la plupart des projets construits sur sa plateforme — n’est pas assez vieille pour répondre à la question la plus difficile concernant les logiciels « vibe-coded » : cette approche sera-t-elle éphémère ? Car le problème n’est pas la phase de construction initiale, mais bien la phase de maintenance.

 

Le logiciel fonctionne presque comme un organisme vivant : même un code bien écrit et bien conçu (qui n’est pas du « slop IA ») repose sur un ensemble en constante évolution de dépendances, de services tiers et d’infrastructure — tous mis à jour en permanence, ce qui signifie que les logiciels finaux sont toujours en train de se casser.

 

C’est pourquoi tant d’entreprises choisissent d’acheter plutôt que de construire. Elles veulent que d’autres soient responsables de leur bon fonctionnement. Nous devrons voir si Lovable et les autres plateformes de « vibe-coding » feront preuve de transparence concernant les projets abandonnés à mesure que leurs plateformes mûriront — c’est-à-dire les aspects moins flatteurs. Si ces taux d’abandon sont faibles, ce sera la véritable indication que la soi-disant « SaaSpocalypse » est arrivée pour rester.

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